Présentation du travail de l’artiste bronzière Karine Loisy du 10 au 30 décembre 2014.

Une femme flâne dans un sous-bois de bronze, en terre inconnue, et semble redécouvrir la nature qu’elle désigne, étonnée.
C’est ainsi qu’au Burkina Faso, commence l’histoire de Karine Loisy avec le bronze. Un voyage vers les origines, au sein d’une nature à l’image de ces hommes qui fondent le bronze et libèrent des oeuvres depuis des générations : trop souvent assoiffée, mais résistante en dépit de tout.

La rencontre est évidente, nécessaire, car il faut garder une trace de ce qui est fragile, de ce qui pourrait disparaître. Sceller l’alliance entre la vie végétale et la splendeur intemporelle du bronze , préserver un savoir-faire ancestral qui appartient au patrimoine immatériel de l’humanité : le bronze, pour Karine Loisy, est une aventure artistique, éthique et solidaire qui dure depuis plus de
dix ans.

La technique est simple, presque rudimentaire : de la cire d’abeille pour le modelage, du banco pour le moulage et du feu pour fondre le métal dans un four de terre. Un simple feuillage est alors métamorphosé, ré-inventé, pour concentrer le regard sur la poésie de ses nervures, le mouvement d’une tige ou le rythme d’une corolle.